PAUL BIYA : APRES LES SPLENDEURS, LA DECADENCE

La paix n’a pas de prix ! Ce concept universellement et communément partagé ne saurait être ni un vulgaire slogan ni une arme au service d’un homme qui entend jalousement garder son pouvoir.

La dégradation de la situation sociale, politique et sécuritaire des régions anglophones du pays doit pouvoir interpeller tout homme doué de raison et sensible à l’existence même de l’être humain. Tous ceux qui, hier, ont soutenu qu’il n’y a pas au Cameroun de problème anglophone doivent aujourd’hui ouvrir et les yeux et les oreilles pour se rendre à l’évidence qu’en voulant plaire au prince, ils se sont lourdement fourvoyés.  Cet écrit m’a été inspiré par une réflexion que vient de faire le Bâtonnier AKERE MUNA, tristement intitulée « Entre Lueur et Espoir », tout simplement émouvant, Monsieur BIYA, oui, elle est tout simplement émouvante et j’ai peine à retenir mes larmes.

Et sans être un oiseau de mauvais augure, je m’interroge !

Monsieur Paul BIYA, vous êtes comme nous  tous un être de chair et d’os, vous avez un corps, un cœur qui bat, et du sang qui coule dans vos veines. Vous êtes à la tête d’un pays habité par des êtres humains comme vous, que l’heur a bien voulu vous en confier la gestion, j’ai envie de dire la gouvernance, et vous ne saurez exister sans eux. Vous n’avez donc pas le droit de vous comporter comme si ces hommes et ces femmes n’étaient à vos yeux que de simples pions que vous poussez à droite, à gauche, devant ou derrière, au gré de vos humeurs et de vos calculs. Il y va d’un pays comme il y va d’une famille, quand jaillit un problème dont on a du mal à trouver une solution ; il y a urgence, la nécessité de la mise en place d’un dialogue national, inclusif, car la situation devient dans ces régions du pays plus que préoccupante, voire dramatique.

Cette crise est paradoxalement salutaire parce que, mettant enfin sous les feux de la rampe les effets d’une dictature dévastatrice qui jusqu’ici se perpétrait à huis clos, avec un peuple agonisant sous le regard complice de ceux de nos pays amis qui vous accordent encore crédit et largesses pour la réalisation de ces nombreux projets surdimensionnés à la gloire d’un homme et pour lesquels vous n’avez de cesse d’endetter l’Etat au-delà du raisonnable alors que leur impact est parfois insignifiant. Et tout ceci sera forcément dénoncé après votre fin désormais programmée.

C’est aussi l’occasion de rappeler aux amis et partenaires du Cameroun qu’honorer certains de ces engagements taxés d’iniques ne sera pas à l’ordre du jour. Ils ne pourront pas être honorés le moment venu, parce que conclus lorsque le peuple en danger sombrait pour cause de non-assistance : il ne faudra pas dire qu’on ne savait pas… nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Dont acte !

A vous entendre parfois vous exprimer sur le sens de votre action à la tête de l’Etat, on se rend très vite compte que vous avez fait le choix de ne pas entrer dans l’Histoire et de vous contenter de diriger des hommes, et quels hommes ! Ceux à votre dévotion, se reconnaissant vos créatures, et vous faisant conséquemment leur créateur. Et comme tel, vous laissez vos collaborateurs exercer leur libre-arbitre, autrement dit livrés à eux-mêmes !

Il y a longtemps que la morale a cessé de cheminer à vos côtés, sinon comment comprendre ces ralliements que vous concluez, et venant d’hommes ayant fait des déclarations ayant suscité espoir et engagement en leur temps auprès de notre jeunesse.

De vous, voici ce que, hier, disait encore Monsieur Issa TCHIROMA BAKARY, votre Ministre de la Communication actuel :

« Que les gens cessent de dire que le président Biya est bon et ses collaborateurs mauvais. Le président Biya a dit lui-même : Il suffit qu’il opine de la tête pour dégager toute personne qui ne lui convient pas. Il n’a que les gens qu’il veut et qui travaillent comme il veut. Qu’on cesse de faire des autres des boucs-émissaires… tous les ministres sont comptables devant le président Biya…  Aujourd’hui vous dites que nous sommes en paix ! Mais le Cameroun est calme et s’il y a paix, c’est la paix des cimetières. Regardez le culte de la personnalité auquel on procède dans les médias officiels. C’est simplement inacceptable… Monsieur Biya ne peut pas prendre le Cameroun de la prospérité, comme lui-même il l’a dit et le ramener à la misère et s’attendre à ce que ses concitoyens continuent à lui faire confiance »

Du grand art !

Et voici ce que dit aujourd’hui le même Issa TCHIROMA BAKARY« C’est Dieu qui a élu Paul Biya … le Candidat de mon parti ». Paul Biya a entendu le cri de son peuple. C’est donc L’adhésion de toute la Nation pour apporter au Président Biya ce dont il a besoin  pour construire son projet de société tel qu’il l’a présenté au peuple camerounais et tel que le  peuple camerounais l’a validé…Paul Biya est l’homme de la situation au Cameroun, puisqu’il a de grands projets pour le Cameroun…»    

Au soir de la proclamation de votre victoire à plus de 70% à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 le président du FSNC de Monsieur Issa Tchiroma, parti de la majorité présidentielle qu’il dirige, a salué

« la victoire de la maturité du peuple camerounais ».

Je ne suis pas surpris par ce vote, je vais  même plus loin pour dire que la victoire du Président Biya était inévitable comme la défaite de lopposition était inexorable.…

Une joie tout à fait légitime pour le ministre de la Communication. Il aurait donc pu s’en tenir à ces propos. Mais celui qui est aussi porte-parole du gouvernement a cru devoir s’attaquer aux adversaires du Président de la République et même à des ONG internationales à la réputation établie :

 « C’est un pied de nez aux donneurs de leçons, aux directeurs de la conscience, à Transparency International, à tous ces oiseaux de mauvais augure, à tous ces prophètes de malheur »,

a ajouté Monsieur Issa Tchiroma qui assimile toute critique envers le pouvoir de Yaoundé à un crime vis-à-vis du Cameroun.

Monsieur BANDA KANI, plus jeune et de tempérament bouillonnant, était plus virulent :

« Le président BIYA n’est plus digne de gouverner le Cameroun… Il faut qu’il arrête de bloquer les évolutions en Afrique centrale et en Afrique…. Il ne faut pas confondre la responsabilité civique (des Camerounais) avec la lâcheté… Le président BIYA se prend pour Dieu, le Cameroun lui appartient. L’heure est arrivée où le Cameroun va le chasser. Le Cameroun va le poursuivre et il comprendra que ce pays-là ne lui appartient pas. » Aujourd’hui, à la veille de cette même élection, après avoir flirté avec les Saintes Ecritures, et, comme le Beaujolais, le BANDA KANI nouveau nous est revenu dans un bel emballage,  estampillé G20 :« Dans les conditions actuelles, Paul BIYA, c’est le meilleur. Je le dis et je l’assume… Je connais les batailles que mène ce papa, les pressions qu’il a sur lui. Le respect de son âge m’interdit de continuer à faire ce qu’on faisait il y a 20-25 ans : l’insulter matin, midi, soir. Je me suis repenti par rapport à ça. »

L’art du grand écart !

Lorsqu’il vous arrive de prendre du recul devant ce type de dérives, comment pouvez-vous décoder le message à l’endroit de notre jeunesse.

De deux choses l’une , soit vous voulez vous faire passer pour celui qui est venu à bout de tous ses adversaires politiques et qui a donc réussi à les dompter, et du coup vous avez troqué la peau du lion pour le fouet du dompteur, et en tout état de cause nous nous retrouvons dans un cirque,

Soit vous voulez faire comprendre à notre jeunesse que seule la fin doit justifier les moyens , qu’il est donc parfaitement inutile de se battre pour un idéal, pour des convictions, que renier ces derniers ouvre plutôt la voie royale… et au diable la morale !

C’est dire le niveau de considération que vous accordez à cette jeunesse que vous méprisez tant en estimant qu’elle doit être confinée dans les emplois essentiellement dévalorisants. On est surpris au demeurant que vous annonciez, à grand renfort de publicité, le recrutement de 2000 enseignants dans l’Enseignement Supérieur, de manière aussi inattendue, comme pour masquer le recrutement en cours de jeunes pour le renforcement de votre garde prétorienne. Evidemment dans les milieux avertis, on se demande comment vous allez les payer, puisque tout le monde sait que vous peinez à boucler les financements relatifs à la construction des infrastructures de cette CAN à laquelle vous tenez tant pour votre prestige personnel, tout en étant un sujet de distraction et de division pour le petit peuple.

Alors que toutes les peuplades du Pays souffrent de tous les maux, et plus spécialement celles du Septentrion, du Nord-Ouest et du Sud-ouest, vous décidez avec mépris de leur refuser tout droit de manifester leur désarroi en leur opposant la force et les rigueurs de la loi.

Vous en êtes même arrivé, et je l’ai déjà dit, à permettre à un de vos ministres de soutenir que nous sommes tous vos créatures, comme si, au-dessus de vous, il n’y avait pas Dieu, créateur de toutes choses.

Un débat si brillant, puisse-t-il être sur la légitimité et la légalité de votre pouvoir, ne saurait apporter réponse au  témoignage de ce fils du Septentrion, ingénieur agronome de son état, ayant de ce fait, une parfaite connaissance des problèmes de nutrition :

Mamadou Moussa de Maroua

           (voix de l’Amérique):

Maroua est dans un calme précaire, nous vivons dans la poussière provenant des travaux relatifs à l’arrivée du président Biya lors de sa campagne qui n’a duré que 12 minutes et s’il dit être élu à 71% après 12 minutes de campagne, c’est un record planétaire. Quant au changement, nous n’attendons plus rien de Mr Biya. Lorsque dans sa jeunesse avec toute la vigueur et toutes les capacités mentales que nous avons dans toute vie humaine, nous n’avons pas pu accomplir ce qui peut permettre un développement durable qui peut favoriser la cohésion sociale et qui peut unir un pays, je crois  que nous ne pouvons plus rien attendre d’un vieillard qui ne devrait avoir pour seul souci que de se reposer. Le changement devrait apparaître dans les années où M. Biya avait encore toutes ses facultés physiques… nous sommes des humains. Chez moi à l’Extrême-nord et particulièrement à Maroua où je vis, un homme de 86 ans ne va plus au travail. On ne pourra pas me dire que lui il a dans son ADN une puissance qui différencie de tout autre humain au point où à son âge il a encore des facultés, toutes les facultés d’ailleurs pour pouvoir faire ce qu’il n’a pas pu quand il était encore plus jeune avec toute la vigeur possible. Nous n’avons plus de changement à attendre c’est un changement négatif qui va dans le sens où son entourage va se servir du Cameroun comme une vache à lait parce que nous vivons actuellement le changement qui accompagne l’âge avancé de Biya, c’est un recrutement massif de sa propre famille dans les grandes écoles dites écoles d’élites, c’est le détournement massif,7 des projets inachevés et dont personne ne peut dire avec exactitude à quoi sont dédiés ces projets. Voilà les changements actuels « La solution est là : c’est son départ. Biya et son entourage ne sont plus adaptés à l’évolution actuelle du temps. Voilà la crise anglophone qui leur échappe parce qu’ils ont toujours utilisé des méthodes inappropriées. Il y a la crise alimentaire dans toutes les régions du Cameroun. Je puis vous assurer de par ma formation d’agronome que sur les 10 régions du Cameroun, 9 sont en situation d’insécurité alimentaire : c’est un défi majeur. Toutes les journées qui se succèdent des enfants meurent de malnutrition ou des effets associés. Les défis sont là, les gens meurent du choléra à l’heure actuelle à l’Extrême-nord et récemment 46 personnes en sont mortes. C’est des défis, personne ne nous dira que le Cameroun est en paix sinon je demanderai à la personne de prendre la route sans escorte pour aller à Kousseri. Ce sont des zones qui sont majoritairement séquestrées par Boko Haram. Que sont devenues les multitudes de déplacés dans les zones de l’Extrême-nord et des réfugiés qui sont venus, c’est la faim qui les hante, l’incertitude du lendemain. Le Cameroun est un véritable défi et la seule solution c’est le départ de Biya d’une façon raisonnée afin de lui permettre également d’entrer dans l’histoire. A son âge on devrait penser à une chose, c’est de laisser un héritage à la nation, mais il se maintient au pouvoir avec son entourage pour piller et pour détruire la grandeur de ce pays que nous avons construit sur la sueur et le sang de nos ancêtres. 

Après tout ce que l’on dit de vous sur votre cursus du savoir, comment peut-on imaginer que vous ignorez que

l’on ne peut pas gouverner un peuple contre la volonté de celui-ci.

Hier adulé du peuple, aujourd’hui  ce peuple ne veut plus de vous. En quelle langue faut-il vous le dire pour vous le faire comprendre. Faut-il nécessairement que coule, encore et encore, le sang de vos compatriotes, des flots de sang, pour que vous compreniez qu’il y a péril en la demeure ?

Peut-être, constatant les immenses dégâts de votre politique, voulez-vous en profiter pour parachever votre œuvre de destruction en arrangeant les derniers éléments du chaos généralisé pour faire embraser tout le Cameroun. Votre silence sur la crise qui sévit en régions anglophones en dit long sur votre funeste dessein… N’est pas Néron qui veut…, et vous le savez mieux que quiconque. Mais je crois que le moment est arrivé de vous dire qui vous êtes pour que vous le sachiez. Parcourons donc ensemble vos méthodes de fonctionnement pour que nous arrivions à la même conclusion, sans vouloir influencer votre raisonnement.

Vous ne tolérez aucune forme de liberté de pensée, aucune forme de contradiction, encore moins la contestation ; vous êtes prêt à tout, même à faire brutaliser des journalistes, des hommes de lois, pourvu que règne l’ordre selon saint Paul.

Vous avez réussi à inoculer dans les esprits un sentiment de peur à travers cette perception qu’ont les gens d’être constamment surveillés par d’invisibles mais impitoyables agents infiltrés dans tous les rouages de la société.

Vous disposez d’un éventail de mesures répressives allant de la violence morale à la violence physique, et vous usez et abusez des moyens de l’Etat pour réduire toute contestation au silence… parfois éternel. Et de la sorte vous avez réussi à installer progressivement dans le corps social un état d’esprit démissionnaire, fatal à la cohésion de la nation.

C’est cet ensemble dévoreur de la dignité humaine qui a miné le potentiel des forces du changement dans notre pays et qui l’a poussé à la division, de même qu’il favorise la désertion de tout esprit pouvant remettre en cause la légitimité de votre pouvoir.

Votre système bafoue impunément les valeurs universelles pour promouvoir la culture du non-sens, où l’arbitraire le dispute à l’aberration et à l’absurde que les gens finissent par s’imposer comme mode de fonctionnement d’une société.

Dans un tel contexte l’on s’abreuve de tout ce qui est négatif et nocif en nous-mêmes – haine, tribalisme, violence, méfiance, envie… – tuant ainsi tout esprit d’appartenance commune et la volonté du vivre ensemble.

Comme on demanda jadis à la mort : Mort, où est ta victoire ?

On ose demander au dictateur : Paul Barthélémy, fils de MVONDO, où est ta victoire ? Votre victoire s’écrit en lettres de sang, du sang qui coule à l’Extrême-nord, du sang qui coule au Nord-ouest, au Sud-ouest, dans votre totale indifférence. Et c’est ce que retiendra l’Histoire, que vous avez détruit le tissu social, en disséminant le poison du désamour, ce sentiment qui conduit à haïr ce que nous sommes et à dévaloriser tout ce qui symbolise notre identité aux yeux des autres.

« Les dictatures se nourrissent du désespoir des peuples », disait Bernanos. Vous vous êtes longtemps joué de ce peuple et nous vous mettons en garde !

N’oubliez pas qu’en acquérant tout pouvoir sur autrui on perd tout pouvoir sur soi-même, et d’autres avant vous l’ont expérimenté à leurs dépens.

En effet, tous les régimes qui sont comme le vôtre : policiers, autoritaires, dictatoriaux, qui étouffent leur peuple et ne permettent qu’à une poignée de privilégiés de piller et de s’accaparer des richesses du pays, s’écroulent misérablement quand les peuples décident de se prendre en mains, et les timoniers-créateurs finissent invariablement dans l’indifférence et l’abandon de leurs ‘’ amis ‘’ d’hier. Comment pouvez-vous imaginer qu’il en sera autrement pour vous ?

Un de vos proches, MOBUTU, pour ne pas le nommer, a refusé de quitter les choses à temps, alors qu’il se savait affaibli par la maladie. On a dû lui ouvrir un corridor avec des chars jusqu’à l’aéroport pour un exil dont il ne reviendra jamais : la raison l’avait quitté, parce qu’occupé à torturer le peuple, il ne voyait même plus ni l’érosion, ni la fragilité de son pouvoir… un scénario semblable à celui que décrivait votre jeune nouvel allié BANDA KANI, le repenti !

Réveillez-vous, le compte à rebours a déjà commencé, vous jouez juste les prolongations. Le processus de votre isolement s’est déjà enclenché et vous l’avez ressenti dans votre chair lors de la cérémonie de prestation de serment à la suite de votre ‘’brillante ‘’ réélection, entouré juste de vos courtisans… sans un seul de vos pairs, pas même le fils de votre voisin de l’île voisine. Vous faut-il un décodeur ?

Vous risquez d’être surpris par la rapidité des lâchages de ceux de vos amis qui vous ont toujours soutenu. Notez-le, le plus tragique ou amusant dans l’histoire c’est que ces lâchages sont sans état d’âme… les plus gentils vous conseilleront de rallier la ville la plus proche d’un pays voisin où vous attend un petit jet privé de 18 places !

Ainsi finissent les dictatures !

Les dictateurs surfent sur le désordre, la peur, l’humiliation, le désespoir de leur peuple, avant de basculer dans le meurtre, la folie et surtout l’obsession de leur propre survie… jusqu’au jour où…

Toute ressemblance avec… n’est que pur hasard !

Mais chez nous BIYA est le plus beau, le plus fort, le plus jeune… Il instaure l’ordre, dicte le bien et le mal, calme la rue, lui rend sa fierté, la fait rêver… pensant que l’Histoire l’absoudra !

Il n’a plus la force de se remettre en question, de quitter le pouvoir, de partir même en exil, en relative sécurité. Il ne le peut plus, il le sait : il est allé trop loin, il y a eu trop de massacres, trop de sang…du génocide … le point de non-retour est atteint !

Dans la peau et dans la tête d’un dictateur pur jus, une seule logique prévaut : soit on est au pouvoir, soit on y meurt ! Quitte à créer le chaos !

Monsieur BIYA, dîtes-moi, de quoi êtes-vous donc fait pour que rien ne puisse vous ébranler. Quel être cher faut-il que, vous aussi, vous perdiez pour que vous vous sentiez enfin concerné ? Votre père, votre mère ? Eux sont déjà partis. Un enfant ? Lequel donc ?

En guise de conclusion, méditons ensemble ces belles paroles de Jacques Bainville

«  Les dictateurs ne sont point des sauveurs, mais bien les expressions les plus féroces et les plus dégénérées du gouvernement démocratique».

(1) Avocat au Barreau Du Cameroun

Ancien Bâtonnier de l’ordre

Président du Mouvement Social pour la Nouvelle Démocratie

M.S.N.D

 

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