MISE AU POINT : De la part de Me YONDO BLACK

Messieurs,

Après lecture, dans les  quotidiens CAMEROON TRIBUNE et LE JOUR, de l’article relatant le Procès de Me YEN EYOUM, Avocate au Barreau du CAMEROUN, dans lesquels l’un d’eux indiquait fort justement, que nous accusons Messieurs AMADOU ALI  et AKAME M’FOUMOU d’être à l’origine de ce procès, nous avons adressé une mise au point à ces deux journaux, mais ils se sont gardés de la publier ; Aussi , pour une meilleure compréhension des faits de la cause, nous vous prions,  de bien  vouloir publier dans votre Journal la mise au point ci-dessous:  

Affaire Me YEN EYOUM c/ La SGBC

SUR LES FONDS EN QUERELLE :

Pour nous, de la défense,

il ne s’agit pas d’un procès pour recouvrement d’honoraires, qui, s’ils sont dus, doivent être payés à l’avocat, Me YEN EYOUM par l’Etat du CAMEROUN qui l’a constituée.

 Il s’agit d’un problème de recouvrement des dépens qui ont été distraits au profit de Me YEN EYOUM et qui sont à la charge de la partie perdante, la SGBC.

Il ne s’agit donc pas de deniers publics dont le détournement relève du Tribunal Criminel Spécial mais de fonds privés à l’occasion desquels toutes contestations relèvent  des juridictions civiles.

La SGBC les a effectivement contestés, mais elle a été déboutée en justice de ses actions en contestation.

Le Ministre des Finances n’avait donc, ni pouvoir, ni qualité, encore moins, ni droit pour transiger avec la SGBC au sujet de ces sommes qui appartiennent de jurisprudence, amplement développée à l’audience, à l’avocat distractionnaire, Me YEN EYOUM surtout que le débat à leur sujet était clos par des décisions de justice, ayant autorité de chose jugée. Le Ministre n’avait pas non plus qualité pour poursuivre contre une décision rendue et exécutée pour faire annuler 4 ans plus tard une saisie-attribution, et surtout que cela a été fait en fraude des règles de la procédure civile. La contestation de la saisie-attribution, en tout état de cause, n’est pas de la compétence du TCS, de la même manière que celle  qui serait fondée sur les dépens et émoluments des avocats et des huissiers.

La SGBC , pour le cas où elle aurait été tentée de  remettre  en cause la décision  sur les dépens qu’elle avait obligation de payer, n’avait autre chose à faire que de  recourir à la Justice, et non à  l’ autorité administrative, fût-elle au niveau le plus élevé de l’Etat, qui , par respect des institutions, devait , quant à elle, la renvoyer  à mieux se pourvoir.

Voilà pourquoi nous avons soutenu que la détention de Me YEN EYOUM Lydienne reposait  sur une voie de fait caractérisée et que sa libération immédiate s’imposait.

Veuillez croire, Messieurs, à l’assurance de notre parfaite considération.

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